PRESENTATION



Née à Toulouse en 1988, c’est à l’adolescence que ma sensibilité artistique a commencé à s’exprimer, à travers le dessin, la peinture, la photographie, l’écriture et la musique.

Déjà, à l’époque, je dessinais des portraits, et j'y trouvais une source inépuisable d’inspiration. Rendre l’autre vivant sur le papier ; saisir ce qui fait qu’il est « lui » et pas un autre ; rendre compte de la subtilité de ses expressions et de ses émotions ; lui donner une existence hors du temps, à travers une création qui restera.

Je suis passée du dessin à la peinture de portraits suite à la lecture d’un livre de photographie sur les tribus du monde.

Cela est immédiatement devenu une vocation.

Sensible à la profondeur de ces visages et à la sagesse immémoriale qu'ils dégageaient, j'ai éprouvé une grande soif de rencontre avec ces ethnies. C’est en passant des heures à les peindre, immergée dans leurs traits, que j’ai pu faire cette rencontre. 

 

Par la suite, les clichés du photographe-voyageur Olivier Föllmi inspirent beaucoup de mes peintures. J’aime peindre des visages étrangers, qui témoignent de la richesse humaine et culturelle.

J’ai à coeur de peindre chacun tel qu’il est, dans son authenticité et sa simplicité. Un maître indien, Swâmi Prâjnanpad, disait : « Le but de l’art est de donner une haute image de ce qu’est l’Homme. »

Prendre le temps de regarder chacun dans son identité propre, sans comparaison, et de le considérer. Le regarder comme une fin en soi, et non comme un moyen, comme disait Kant.

Ou encore comme Christiane Singer, je pourrais dire : " Cet authentique intérêt pour l'autre a marqué toute ma vie de même que l'intuition fondamentale que l'autre dans sa différence est dans une inaliénable légitimité."

 

En 2016, le hasard place sur ma route des rencontres qui marquent un moment décisif de mon cheminement artistique. Voyager afin de rencontrer et dessiner mes modèles, exposer mon travail, deviennent des priorités. 

Mes tableaux s’enrichissent alors de nouvelles techniques : à l’acrylique qui avait été jusque là mon seul médium, viennent s’ajouter enduits, collages, craie...

Fidèle à mon attrait pour les visages africains, c’est au Cameroun que je pars rencontrer mes modèles. J’en ramène bien-sûr des portraits, mais aussi des tissus, des odeurs, des ambiances gribouillées sur mon carnet de voyage.

Au milieu de tant de pauvreté, il reste toujours la richesse de l’humain : la profondeur d’un regard, la vie qui éclate dans un sourire... Et en chaque être humain, quelque chose d’unique, et d’insondable.